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SES ACTIONS "Eurasia" - " Chaise de graisse " - "Celtic " - " Pligh " " Infiltration homogène pour un piano à queue " " J'aime l'Amérique et l'Amérique m'aime " Cette action aura plusieurs versions, mais toutes seront accompagnées d'une musique d'orgue. L'une d'entre elle s'intitule " Eurasie et le 34e mouvement de la symphonie sibérienne ". Le thème introductif est " la division de la croix ". A genoux, Beuys pousse doucement deux petites croix pourvues d'une horloge avec un mécanisme de sonnerie jusqu'au tableau noir. Sur ce tableau, il dessine " EURASIE ". Il effectue alors de lentes manipulations d'un lièvre mort dont les pattes et les oreilles sont étirées par les bâtons. Il va du mur au tableau et là dépose l'animal. Et sur le chemin du retour, trois évènements vont avoir lieu : -Il secoue de la poudre blanche entre les pattes du lièvre. Il lui met un thermomètre dans la gueule. Ensuite il souffle dans un tube. Puis, il se tourne vers le tableau et fait frissonner les oreilles du lièvre, pendant que son pied, attaché à une plaque de fer, reste en suspens au-dessus d'une autre plaque de fer au sol. De temps en temps, il marche avec violence sur cette plaque. Cette action de la division de la croix correspond à la division entre l'Est et l'Ouest. C'est une séparation historique que Beuys tente de résoudre. Pour lui , la poudre représente la neige, le thermomètre est le froid, et il souffle dans un tube pour reproduire le vent ; soit trois caractéristiques de la Sibérie ? Cette œuvre, dont l'élément fondamental est la graisse, est l'une des plus célèbrent de Beuys.
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Beuys et le coyote au cours de l'action Coyote "J'aime l'Amérique m'aime ausii", Nex York, 21-25 mai 1974
Détail de chasse au cerf, 1961
Action dans le marais sur les bords de Zuider See, août 1971
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" Infiltration homogène pour un piano à queue " 1966 Utilisé dans l'action " Infiltration homogène pour un piano à queue, le plus grand compositeur contemporain est l'enfant thalidomide ", cette œuvre est composée de piano de concert entièrement recouvert d'une couverture épousant ses formes telle une peau, et dotée de deux croix rouges en tissus, cousues sur chacun de ses cotés. Beuys fait de cette façon une sculpture de piano. Cette œuvre est conçue dit-il " dans l'intention de stimuler la discussion ", et il " décrit le caractère et la sculpture du feutre, ainsi, le piano devient le dépôt du son homogène, dont le potentiel est filtré à travers le feutre, et la relation à la situation humaine est indiquée par deux croix rouges signifiant l'urgence ; le danger qui menace si nous restons silencieux et manquons de faire le prochain pas évolutionnaire ". " J'aime l'Amérique et l'Amérique m'aime " 1974 Il s'agit d'une performance qui consiste à conserver pendant trois jours avec un coyote. Un article avait été écrit à ce sujet, " Beuys, la houppelande et le coyote ". Et en voici un passage : " Début mai, venant de Düsseldorf, Beuys est arrivé à l'aéroport Kennedy où l'attendait une ambulance qui aussitôt emmené, étendu sur une civière et enveloppé de feutre, à la galerie René Block(...). Depuis que, pilote de la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut accueilli par des paysans Crimée après que son Stuka eut été abattu par l'aviation soviétique et qu'il eut survécue grâce à une litière de feutre qui le protégea de l'humidité et du froid, il est persuadé que celui-ci est un catalyseur d'énergie. L'ambulance incarne à ses yeux, la civilisation moderne qui ne produit plus que des malades. Quant au coyote, on sait qu'il était l'animal fétiche des Indiens qui ont été quasiment exterminés par les Américains. A l'abri de sa houppelande de feutre et muni d'une canne, l'homme a commencé par épie la bête, puis peu à peu la cohabitation s "est installé entre eux et, le coyote renonçant à sa férocité naturelle, vint se coucher tout contre symbole du capitalisme, disposé sur le son à cet effet. Signification de cette performance : réconcilier la nature et la culture ". Cet article s'achève sur une interrogation des plus défavorable pour la crédibilité e Beuys : " Mais quel crédit accorder au numéro de dressage de Joseph Beuys ? Un film qui a été tourné semble monter que le coyote prétendu sauvage porte au cou la marque d'un collier ". Ce genre d'insinuation n'est pas seule. Face aux actions si surprenantes de Beuys, une question partageaient souvent le avis : Est-il un génie ou un charlatan ? En tout cas Beuys ne pouvait pas faire dans demi-mesure, et il apparaît logique que les réflexions que ses œuvres suscitaient ne le soient pas non plus. " Comment expliquer des tableaux à un lièvre mort " 1965 Cette action est relatée dans l'ouvrage 'L'art depuis 1960 " de Michel Archer. Il est écrit qu'en 1965 Beuys " avait organisé sa performance Comment expliquer des tableaux à un lièvre mort " dans une galerie où n'avait pas le droit d'entrer. Le visage enduit de miel et recouvert de feuilles d'or, Beuys parlait à un lièvre mort qu'il serrait sur ses genoux, tandis que le public pouvait seulement l'observer à travers la vitre. A propos de cette action, Beuys dit que " un lièvre comprend plus de choses que bien des êtres humains, qui ne démordent pas de leur rationalisme...Je lui ai dit qu'il n'avait qu'à regarder les tableaux pour comprendre ce qu'ils avaient de véritablement importants. Le lièvre sait sûrement mieux que l'homme qu'il est important d'avoir des directions. Il existe plusieurs versions de cette action. " Celtic " est accompagné d'un fond sonore et elle composée de quatre étapes : -Lavement de pied de sept personnes. -Beuys pousse avec bâton, où il y a un diagramme, à travers la pièce. Il s'assoit à côté du piano et pointe le diagramme avec son bâton. Il récupère des morceaux de gélatine dans une assiette, et se le renverse sur la tête. Puis, il monte dans une grande bassine en zinc après s'être attaché des lampes autour des cuisses. Il écarte les bras en signe d'acceptation, et reçoit sur la tête un filet d'eau. Cette action a un grand rapport à la religion. Le lavement des pieds conduit à l'ablution finale, ce que symbolise l'émergence de l'être conscient. Ce terme anglais " plight " peut être traduit en français par " condition ", " situation ", ou " état de l'homme dans le monde ". Cette installation est composée de 284 colonnes en laine de mouton et poil de lapin, ainsi que de feutre. Dans la première salle est placée un grand piano sur lequel est posé un tableau noir avec un thermomètre médical. Une fois l'intérieur de l'espace, les visiteurs sont isolés du monde extérieur, la structure pouvant se révéler comme un piège ou un abri (à mettre en parallèle avec son accident d'avion). Le contraste entre l'aspect froid et l'aspect organique des colonnes (car composés d'éléments animaux) est frappant. Plusieurs sens sont mis en éveil : l'ouie par le piano, l'odorat avec la haine et le feutre, et le toucher. Le chaleur de l'espace augmente suivant le nombre de visiteurs. Ainsi dans l'optique de ce que Beuys appelait " une sculpture Sociale ", ces derniers, par l'intermédiaire de leur corps, ont un rôle sur l'évolution thermique de l'espace. Et la nature fermée de l'espace les met dans une situation de rapports obligés. |